On veut toujours ce qu'on ne peux pas avoir et quand on l'a, on s'en lasse_Préface.

On veut toujours ce qu'on ne peux pas avoir et quand on l'a, on s'en lasse_Préface.
Préface.


__ 1 entailles. Il m'aime. 1 clopes. Un peu. 1 verre. Beaucoup. 1 dose. A la folie... Je plane.
Ici, Jude...
Bienvenue dans mon univers, dans mon chaos. Dans notre monde.
C'est là que commence notre histoire et peut-être aussi là que tout se terminera.
Rien n'a encore vraiment commencé pour nous, nous c'est-à-dire le groupe. On est juste encore qu'un petit groupe de métal pas énormément connu à la recherche de la notoriété, mais qui réussi quand même à remplir les vieilles salles miteuses de leur quartier. Et moi, moi je suis perdu dans tout ça, tout se passe trop vite... J'essaye de tenir mes promesses d'arrêter de fumer, d'arrêter de planer sans arrêt, mais une fois qu'on est dedans c'est dur de s'arrêter...
Dans ma vie il n'y a que la musique, que la guitare... Je ne vis que pour ça !
J'ai 17 ans, 17ans de vie... 17 ans et toujours pas de copain...

__ Une claque. Il m'aime. Un bleu. Un peu. Trop de clopes. Beaucoup. Adieu .A la folie... Je pleurs.
Ici, Joannie...
Je ne vous souhaite jamais d'avoir une vie comme la mienne. Jamais. Et si, par malheur, vous en avez une comme la mienne, s'il vous est encore possible de partir, partez, partez le plus loin possible, sans jamais vous retournez. C'est ce que j'aurais dû faire... Mais maintenant il est trop tard. Vous pouvez bien penser ce que vous voulez de moi, vous ne savez pas ce que j'endure chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde... J'essaie de garder la tête haute et je me dis que je serais certainement mieux là haut. Mais je sais que cela ne servirait a rien de fuir, alors j'affronte la réalité plus dure soit elle. Et je fume, encore et encore pour oublier que ma vie est misérable et obscure. Et je sors, je marche toujours, pour trouver une issue. Et je rentre faute d'avoir trouver cette échappatoire. Et je me prends une claque. Je me couche. Et le lendemain, tout recommence...
J'ai 16 ans, 16 ans de malheur, 16 ans d'espoir. 16 ans et toujours pas de copain...


Préface.

# Posté le samedi 16 février 2008 11:59

Modifié le mardi 19 août 2008 18:00

Chapitre 1

Chapitre 1
[POV. Jude]

__ Je commence à jouer. A jouer ce morceau que je connais par coeur. Mes mains mutilés s'écorchent encore plus sur les cordes. Maintenant il n'y a plus que moi... Moi et ma guitare. On ne fait plus qu'un. Et peu importe la douleur, il faut continuer, ne jamais abandonner... Plus rien n'existe autour de nous, seul ma voix s'élève encore à travers se silence utopique. J'hurle tout ce que je peu, je m'arrache les cordes vocales et j'ai mal, mais je continu... Je continue pour paraître "cool", parce que dans ce monde si tu ne l'es pas tu te fais écraser par les autres, alors même si sa fait mal, il faut continuer, toujours recommencer et être prêt à en mourir. C'est comme la drogue et la clope, au début sa rend malade, mais on continu, on continu... et on finit par s'y habituer... juste pour être "cool", comme les autres.
"Two roads... split off from here,
and my life goes runnig in opposite directions.
Exaggering the barrier between who I am, and who I want to be."

Cette chanson me ressemble. Je le sais. Je continu, J'hurle mes tripes, mon corps tout entier tremblant j'hurle le refrain, ce refrain que j'aime tant...
"Note to self : I miss you terribly.
This is what we call a tragedy.
Come back to me, come back to me, to me.
Note to self : I miss you terribly.
This is what we call a tragedy.
Come back to me, back to me, to me."

Quelques larmes perle sur mes joues fantomatiques faisant couler mon maquillage en longue traînée noire.
Je me laisse enfin tomber sur mon lit, épuisé, vidé... lavé de tout ce qui me fait si mal. Ma guitare tachée par le sang de mes mains repose soigneusement dans un coin de la pièce à présent.
Je me laisse emporter, n'aspirant plus qu'a sombrer dans un sommeil profond et sans rêve.
Tout doucement je me plonge dans un univers cauchemardesque et je sombre...

__ Il est là, il se tient devant moi, il pleure, Danny pleure... Dieu qu'il est beau même le visage déformé par les larmes. J'essaye de le réconforter de le prendre dans mes bras, mais je n'y arrive pas, aucuns sons ne parviennent à sortir de ma bouche... Je l'entends crier mon nom, me supplier d'arrêter. Arrêter quoi ?
Il lève ses mains vers moi, me montrant ses poignets lacérés et ses mains ensanglantées. Il tient quelque chose dans sa main droite qu'il presse de plus en plus fort et qui le saigne de plus en plus. Je ne distingue rien, mais bizarrement je comprends ce qui se passe, ce qu'il fait. J'essaye de nouveau de l'en empêcher, mais rien n'y fait mon corps refuse de m'obéir. Il continu, il s'entaille les bras, les joues, les lèvres... je le voit se mutilé impuissant, je sent mon coeur faire un bond à chaque nouvelles entailles, j'essaye de détourner le regard mais je n'y arrive pas non plus.
Il tire sa langue percer, non pas ça, je ne veut pas voir ça ! Il y dépose la lame, j'essaye de fermer les yeux de ne pas regarder, et l'avale. Un long silence s'installa, marquant une pose. Je ne voulait pas croire à ce qui se passait, je ne voulait pas croire qu'il ait pu avaler cette lame, non, c'est impossible, Danny n'aurait jamais fait ça ! Et pourtant c'est Danny que je vois tomber lourdement sur le sol recrachant son sang... Et puis plus rien. Le noir total. Comme une bande son que l'on fait tourner en boucle j'entends les mêmes phrases se répéter, me parler...
-"Tu vois c'est ce que tu me fais vivre tous les jours Jude ! Tu vois moi aussi j'ai l'impression de ne pouvoir rien faire pour toi, de te voir mourir sans pouvoir y faire quelque chose... Tu vois..."
Je me réveille en sursaut au bord de mon lit, la sueur perlant à grosse gouttes sur mon front.
Je me redresse sur mon lit, plongeant la tête entre mes mains, je regarde la pièce autour de moi, aucunes traces de Danny... Non, Danny n'aurait jamais fait ça, non, ce n'était qu'un rêve !
A pas lent je me dirige vers sa salle de bain, j'y reste un long moment, laissant coulé l'eau brûlante sur mon corps.
Je profite de ces derniers instants de répit avant de devoir repartir vers la salle de concert où m'y attendent le groupe...
Je sors, m'habille, me coiffe, me maquille et repars avec ma gratte.
C'est notre dernier espoir de se faire connaître ce soir, on a une chanson pour convaincre, pour se faire entendre, pour faire passer cette émotion aux autres... Une chanson c'est tellement court, trop court...


[POV Joannie]

J'essaye d'oublier. Oublier les bleus sur mes bras. Oublier ces cris. Oublier que je vis...

“Come break me down
bury me, bury me
I am finished with you
Look in my eyes
You're killing me, killing me”


Cette chanson résonne dans mes oreilles. J'éteint la musique et prend ma guitare. J'enchaîne les accords et les arpèges de ce morceau que j'aime tant. Je chante. J'oublis. Je ferme les yeux et vide mon esprit. En bas j'entends mon père gueuler. Je descends à toute allure. Je vois mon père en train de donner des coups de poing sur mon frère. Je m'interpose.

Moi : Arrête !!

Il n'en fit rien et se met à me frapper à mon tour. Axel me tire et m'entraîne à l'étage. Nous entrons dans ma chambre et il ferme la porte a clé.

Moi : J'en peu plus de cette vie de merde !
Axel : Allé vient là.

Il m'ouvre ses bras et je m'y blottis. J'aime mon frère, plus que tout. Il est la seule chose qu'il me reste. Il resserre son étreinte et je sens une larme tomber sur ma joue. Je relève la tête et le vois pleurer. Je ne veux pas le voir dans cet état, non pas cet ange. Mon ange. Je ne peux pas tolérer que quelqu'un lui fasse de la peine. Pas a lui. J'essuie ses larmes. Tout en lui murmurant des mots qui se veulent réconfortant mais auxquels je ne crois pas. Il le sait. Il ne dit rien de se contente de sourire.

Axel : tu sais Joannie, je t'admire, vraiment beaucoup.
Moi : y a pas de quoi tu sais...
Axel : Tu garde toujours la tête haute et tu arrive à vivre malgré tout ça...
Moi : Ne fais jamais comme moi...Jamais.

C'était les derniers mots que je lui avait dis avant qu'on parte chacun de notre côté pour la soirée. Il ne devrait pas m'admirer, je ne suis pas un exemple. S'il savait ce que je me fais endurer en plus de ces coups que l'on reçoit. Je suis automutilatrice. Ouais je m'entaille le bras pour oublier que c'est mon père qui me fait des marques. J'essaie de me dire que c'est de ma faute si j'ai des séquelles. Mais je n'y arrive pas. Je n'arrive pas a me dire qu'on est tous les deux dans la même galère depuis tout petit. J'ai toujours protégé mon petit frère qui est devenu tellement grand maintenant. Les rôles se sont petit à petit échangés. Il est devenu plus grand que moi et se charge de me réconforter. J'aimerais tellement partir loin, très loin d'ici avec lui. Juste lui, moi et ma guitare. On réussirais a vivre. Après tout, le monde est plus beau dehors que chez nous. Chez nous où ça pu le tabac froid et l'alcool, la sueur et la bouffe. Nourriture a laquelle nous n'avons pas le droit de toucher. On ne peut pas dire que ce soit rose. Mais je me dis que certains vivent la même chose. Je sais aussi que certains en meurent...
Je marche vers cette salle de concert toute miteuse, pour voir ce groupe. Avec cette même personne à la guitare. Je l'admire et je pense que j'ai raison. Et toujours la même chanson qui résonne dans mes oreilles...

“Come break me down
bury me, bury me
I am finished with you
Look in my eyes
You're killing me, killing me”



[POV. Jude]

__ Dehors les gens me regardent, me dévisagent comme une vulgaire bête de foire... Je les choque et alors ? Ils n'ont pas l'habitude c'est tout... Oui c'est juste ça ils n'ont pas l'habitude de voir des gens comme moi... Du moins c'est ce dont j'essaye de me persuader...
Si vous regardez bien autour de vous dans cette ville les gens sont tous habillé de la même façon en suivant scrupuleusement les instruction de la nouvelle parution du mois de GLAMOUR pour faire comme tout le monde, pour être "in". Et puis si vous regardez de plus près il y'a moi, moi et les "autres", ceux qui sont différent, ceux qu'on regarde de haut... Au départ sa fait mal, très mal, mais on s'y habitu on se forge une frêle carapace et on finit ivre mort dans un fossé les veines ouvertes en se disant "rejetté de la société"... Mais au fond c'est pas ce que l'on veut ? Etre différent ? Alors comment on en arrive là ? Je sais pas...
Malgré tout je continu, je les ignore ces imbéciles et j'essaye de garder la tête haute pour m'apercevoir que je fini toujours la tête enfouie dans mon kéffier à regarder le bout de mes chaussures pour éviter de croiser leurs regards. Et j'augmente le volume dans mes oreilles pour ne pas enttendre les insultes que me crachent les gens, je marche, je marche, je ne fais plus attention à rien.

__ Dans la salle tout le monde m'attend, encore, Danny me prend dans ses bras et s'excuse, il s'excuse, il continu... Non, je ne comprend plus rien.

Moi : Qu'est ce qui s'passe Danny ?
Danny : Promet moi de ne pas m'en vouloir, Jude... Promets-le moi !
Moi : Encore une promesse ?
Danny : Une dernière...
Moi : C'est elle, n'est ce pas ?

Il hoche la tête... Je le savais. Je savais qu'un jour cette fille finirait par nous séparer et je la hait pour ça... Il s'en va avec elle, c'était déjà dur de le voir s'éloigner, de le voir mourir dans tous ces cauchemards et si c'était réel tout ça ? Et si il partait vraiment ?

Moi : Tu es mon meilleur ami, Danny, et je te laisserai partir avec elle, je peu pas te retenir éternellement avec moi... Je veux pas te voir plonger comme moi Danny, alors si c'est ce qu'il faut faire ne t'excuse pas... Mais ne nous oublis pas...

Je ne sais pas si c'est ce qu'il fallait dire, mais c'est tout ce que j'ai bien voulu articuler pour ne pas lui dire à quel point je lui en veux...
Il me prend dans ses bars et pleur, on pleur tous les deux d'ailleurs... c'est peut-être bien la dernière fois...

__ Ce soir je n'ai pas envie de monter sur scène, je n'ai plus la tête a ça...
Tout le monde semble concentré, mais pas moi, sans Danny je n'sais pas ce que je vais bien pouvoir faire, c'est avec lui qu'on a monté ce groupe et il s'en va. J'allume une clope et monte sur scène le premier d'un pas nonchallant...
Je ne regarde pas le public, non, je n'ai pas envie de voir tous ces visages en larmes et toutes ces mains tendues vers nous.
Les gens nous acclament et chantent une de nos chanson, les cris résonnent me donnent mal à la tête. Il fait chaud ce soir, trop chaud, ma tête tourne et je n'ai qu'une envie : partir, partir loin et m'échapper d'ici, mais parfois on a pas le choix... et ce soir c'est le cas.
On joue, les accords s'élèvent se répercutant dans toute la salle et Brody hurle déjà, ce mec est incroyable il met tellemnt 'énergie quand il chante qu'il rend n'importe qu'elle chanson magnifique... Et Danny s'y met aussi, ils hurlent tous deux sur le refrain transportant le public dans un état proche de l'extase.
Ils s'éclatent, ils sont heureux ce soir et sa se voit, je les envie presque de pouvoir encaisser tout ça...
La salle est pleine ce soir, les gens se tassent dans la fosses, se bousculant, mais mon regard s'arrête sur une fille, son regard m'intrigue, elle m'intrigue tout entière d'ailleurs à tel point que j'en perd ma clope, elle reste statique à nous observer dans sa bulle, ne prêtant pas attention aux autres qui s'agitent autour d'elle et la bouscule. Son regard croise le mien, il est si bleu et si clair, un frisson me parcourt et je rate une note, Brody me regarde du coin de l'oeil et se replonge dans sa gueulerie...

__ Je suis sortie, sans même les prévenirs, mais on s'en fou, hein ?! L'air glacé projette mes cheveux dans tous les sens m'aveuglant à moitier et m'empêchant de voir où je vais...
Je tourne au coin de la rue et m'arrête brusquement... elle est là. A l'arrêt de bus je suis sûr que c'est elle ! Oui, sa ne peut être qu'elle ! Je m'avance lentement vers cette mystérieuse inconnue, a présent je distingue très nettement les traits de son visage, un visage fin, une peau de pèche et je peux voir, malgré l'obscurité de la nuit, ses yeux, ses magnifiques yeux bleus entouré de noir. Sa mèche de cheveux lui couvre l'autre partie du visage et lui donne cette part de mystère que j'aime tant. J'étais maintenant à quelques mètres d'elle, cherchant comment je pourrais l'aborder. Elle sort une carte de sa poche et je vois le bus arriver. Elle entre, il part, et ma bonne humeur avec.

[POV Joannie]

La chaleur dans cette salle est étouffante. La foule appelle le groupe qui ne tarde pas à monter sur scène. Je vois Jude encore une clope en bouche. Les accords s'enchaînent et Brody gueule. Jude laisse tomber sa clope par mégarde. Cette musique me transporte. Elle me parle. Les accords semble ancrés dans ses doigts. Lançant un rapide coup d'½il à la salle, son regard s'arrête sur moi. Je fixe ses yeux bleu-vert. Comme un électrochoc, nous détournons au même moment les yeux, lui faisant louper une note. Brody lui lance un regard noir. Et repart dans sa gueulerie. Arrive la dernière chanson, tout le monde saute et le groupe sur scène aussi. Je les regarde avec amusement, qu'est ce qu'ils sont l'air con à sauter. Un pauvre mec, a moitié bourré, non complètement bourré, qui sautait a côté de moi me fait tomber. Rageuse, je lui cries dessus mais il s'en fiche totalement. La musique s'arrête, les cris et les applaudissements fusent. Je sors rapidement de la salle. Et marche vers l'arrêt de bus. Je repense à ce concert. Magnifique. J'aimerais tellement parler à Jude, juste une fois. Pathétique. Je suis totalement pathétique. Je prend mon portable et appelle Axel.

Axel : oui ?
Moi : ça va ?
Axel :non.
Moi : Qu'est ce qu'il s'est passé ?
Axel : J'ai pas envie d'en parler...
Moi : Je vois... Bon j'arrive dans 15 minutes a peu près.
Axel :okay. Ne passe pas par la porte d'entrée.
Moi : entendu.

Je raccroche.Je sens une présence à côté de l'arrêt de bus. Je sais que Jude est là, s'avançant lentement vers moi. Mais le bus arrive, je sors ma carte et monte. Il s'en va.

paroles : From First To Last - Note To Self
________ 30 Seconds To Mars - The Kill


Vos impressions. x)
Et des com'z pour la suite :P
Il y'a des liens sur les trucs du bas pour la musique ^^.
Kissous.

# Posté le jeudi 21 février 2008 18:49

Modifié le mardi 26 février 2008 15:12

Chapitre 2

Chapitre 2
[POV. Jude]

__ La radio diffuse ses ondes dans toute la pièce et nous voilà sur mon lit... Son parfum enivrant caresse ma peau et ses lèvres roses effleurent les miennes. Ses mains glacées retire mes vêtements et me couchent sur mon lit. Ses longs cheveux noirs me chatouillent légèrement...
"J'me sens si seul
Dans ce brouillard
Comme un danger
C'est fou ce qu'on
Est perdus cette nuit"

Putain que sa peau est douce... Elle semble si fragile.
"On s'est loupé de peu je crois
Je ne comprends pas
Pour nous deux c'est terminé
Pour nous deux rien ne va
J'avais tellement envie de toi
Tu ne comprends pas
Je ne comprends pas"

Ce n'est pas elle, non, ce n'est pas son sourire, ce n'est pas ces lèvres non plus & son parfum... son parfum si enivrant ce n'est pas le siens.
Que fait elle là ? Que fait on ? Elle ne devrait pas être là... Je devrais la renvoyer, mais elle lui ressemble tellement... C'est une erreur, une erreur parmi tant d'autres, laissons la exister encore un peu... Je ferme et les yeux et m'abandonne à ces mains glacées. Des images s'intercalent dans ma tête & les chansons s'enchaînent... Son visage frappe à l'intérieur de mon crâne.
Ses doigts d'araignées glissent jusqu'à ma ceinture... et le téléphone sonne et résonne, il sonne à n'en plus finir. Tant pis laissons la faire.

__ Le jour se lève. Elle est déjà partit, elle s'est envolé comme la plupart des autres qui sont passées par ici, me laissant là seul comme un imbécile. Oui, un imbécile, c'est tout ce que je suis, un imbécile qui croit que l'amour existe encore. Putain qu'est ce que ça fait mal !
Comme à mon habitude, comme tous ces matins monotones, je m'enfermes dans la salle de bain et cours trouver l'inspiration au parc. Ce n'est pas le plus près d'ici, c'est plus éloignés d'ailleurs, mais c'est là-bas que j'ai grandis avec Danny et ça je ne l'oublierais pour rien au monde.
L'air humide m'inonde tout entier et me glace jusqu'au coeur, une clope me réchaufferait bien, juste une dernière et j'arrête ! & pourtant j'ai beau cherché dans le fond de mes poches à en faire tomber mon pantalon, il ne m'en reste pas une seule... et merde ! Je regarde alentour et m'aperçois que quelqu'un pourrait bien me dépanner, elle les enfile comme si c'était des perles, comme si la clope n'allait jamais la tuer. Sur ses poignets se battaient diverses bracelets et mitaines, me rappelant que mes mains n'étaient pas très présentables, je n'aurais pas du, maintenant j'ai mal & la lame est toujours sur le bord du lavabo. Je tire un peu plus sur les manches de ma veste et m'arrête devant elle, elle ne relève même pas la tête vers moi, elle rêve...

Moi : Est ce que t'aurais une clope pour moi s'il te plait ?

Elle ne répond pas et se contente de me tendre son paquet qu'elle avait du acheter ce matin, le papier plastique à moitié défait, le paquet déjà presque vide... J'en prend une et manque de la faire tomber... un frisson me parcours l'échine... Dieu qu'elle est belle, encore plus belle que dans mon souvenir de la veille... Mon coeur dans ma poitrine bat à m'en briser les côtes, j'aurais voulu l'arracher, l'emballer dans du papier cellophane, l'étouffer, le jeter à terre pour qu'il arrête de battre aussi fort, mais rien à faire ses battements réguliers résonnaient en moi comme des rythmes insupportables. Je crus même un instant me perdre dans ses yeux si vide et si profond & sans aucun doute le faible sourire qu'elle m'adressa me fit fondre comme un ado de 14 ans.


[POV Joannie]

J'étais rentrée par la fenêtre comme à notre habitude, je trouvais mon frère allongé sur mon lit, pensif... Je m'approche de lui.

Moi : hey frangin qu'est ce qu'il se passe ?
Axel : C'est Teilo...
Moi : Vous vous êtes engueulé ?
Axel : Il a rompu...
Moi : Oh...
Axel : il a rencontré une fille...

Je sais qu'il a mal, et je sais aussi qu'il a pleuré, son maquillage a coulé. Puis j'ai remarqué quelque chose d'étrange, il a mis mes mitaines. D'habitude il refuse d'en mettre parce qu'il dit que ça fait clodo... Je le regarde, il a l'air perdu, seul, et je peux même lire de l'inquiétude, je suis pareil après, je me suis fait peur la première fois... Je prends un air mauvais :

Moi : enlève tes mitaines !
Axel : quoi ?!
Moi : enlève tes mitaines Axel !
Axel : euuhh ...
Moi : je répèterais pas une troisième fois.

Il les enlève, j'en étais sûre... Quel abruti !

Moi : T'es un abruti !
Axel : Tu dois me prendre pour un monstre...
Moi : Non... Je...

Je soulève mes manches et lui montre à mon tour les entailles et les cicatrices sur mes bras. Il me regarde plein d'incompréhension.

Moi : C'est pour ça que je voulais pas que tu devienne comme moi, je voulais pas que tu m'admire...

Je me blottis dans ses bras et on s'allonge. Je suis si bien dans ses bras... Il passe ses doigts sur mes cicatrices et me murmure un « je t'aime » presque inaudible. Le sommeil ne tarde pas à nous gagner...

Un rayon de soleil vient frapper contre mon visage, j'ouvre un ½il mais le referme aussitôt la lumière est trop imposante, je retente l'action plusieurs fois avant de pouvoir ouvrir les yeux complètement sans trop de mal. Je regarde autour de moi, Axel n'est plus là et j'ai un papier à sa place.

« Coucou la marmotte !
J'espère que tu as bien dormi =)
Parti faire un tour... Rejoins moi au parc.
Bisous, ton frère qui t'aime.
Axel »

Autant m'habiller et y aller directement, il n'y a rien à faire ici dans cette monotonie latente à part rêver, des rêves j'en ai eu plein la tête mais ils sont partis en même temps que maman. Qu'est ce qu'elle me manque. J'aurais tant voulu qu'elle soit là pour lui parler de mes problèmes, des garçons, qu'elle me conseille, aller faire les soldes avec elle... tout ce que fait une mère avec sa fille quoi. Mais elle n'est pas là et elle ne sera plus jamais là. Elle a juste dépassé un feu rouge ! Juste un ! & moi, moi j'a réussi à en passer 3 ! 3 ! Et je suis toujours là ! Peut-être est ce mieux ainsi. Mieux qu'elle ne soit pas là pour ne pas voir à quel point je ne suis pas cette petite fille parfaite qu'elle espérait tant il y a longtemps. Elle le disait si souvent... que j'étais un cadeau du ciel, le plus beau qu'elle n'ai jamais eu... Heureusement qu'elle n'est pas là pour voir ce que je suis devenue !
Je m'assois sur un banc défoncé par des wesh-weshs qui veulent s'affirmer en taguant tout ce qu'ils peuvent. De toute évidence Axel a dû aller quelque part avant. Je m'installe et sors machinalement mon paquet de clopes, acheté sur le chemin. Une clope. J'ai du mal à croire que ma vie a changé en si peu de temps. C'est vrai y a encore 1 an on était heureux, on était unis et encore une famille. Maintenant y a plus rien, plus rien. On est seul. J'crois bien qu'Axel et moi avons mûri plus vite que la plupart des autres. En 1 an, on est passé des ados stupides à des ados triste. Ouais je sais, les ados sont tous triste, mais juste parce que Kevin m'a largué ! Han pauvre choute ! C'est vrai quand tu vas au lycée et que les poufs parlent entres elles, c'est souvent le dernier numéro de Vogue ou sa dernière histoire d'amour. Mais nous si on va dans une de ces conversations on dit quoi ? « Moi ma mère est morte et mon père nous bat mon frère et moi » Les gens vont nous regarder et il diront qu'on ment pour se rendre intéressant. Si seulement. Deux clopes. Si seulement on mentait, tout serait plus simple. Bien plus simple. On serait des ados encore naïfs, on serait comme tout les autres, qui pense que le vol du magasin d'la ville est le seul au monde. Sauf que c'est loin d'être comme ça. Je vois deux pieds arriver en face de moi.

...: Est ce que t'aurais une clope pour moi s'il te plait ?

Machinalement je tends mon paquet, toujours perdue dans mes pensées. Jude la prend et manque de la faire tomber. Je daigne lever les yeux vers lui. Il est vraiment très beau c'est vrai. Et le voir de près autre part que sur scène n'est pas des plus désagréable. Je sens mon c½ur s'emballer, j'aurais aimé qu'à ce moment tout s'arrête. Un long silence s'installe depuis sa phrase et nos regards se perdent l'un dans l'autre. Je baisse la tête et souris faiblement. Je me sens rougir, Me voila à la merci de mon c½ur...

[POV. Jude]

__ Elle joue elle aussi. Elle doit jouer beaucoup d'ailleurs... ses mains abîmées s'agrippent fébrilement à son sac, elle garde la tête baissé. Ma présence la dérange sûrement, mes jambes me disaient de courir et de m'en aller loin, de la laisser tranquille, mais mon coeur ne put s'y résoudre. Ouais, j'aurais pu rester là des heures à la contempler, à m'émerveiller...

Moi : Tu... tu joues de... de la guitare ?
Elle : O...Oui.

Ses yeux me suppliaient presque de partir, mais je pris un plaisir sournoi à enchaîner la conversation, juste pour être avec elle, pour écouter sa voix...

Moi : C'était toi au concert ? Comment tu t'appelles ?

Elle ne répondit pas. Elle n'en eut pas le temps. Quelqu'un l'appelait... Joannie, alors elle s'appellait Joannie. Elle se leva et courut à sa rencontre, je ne l'aperçut pas bien, ce davait être son copain, c'est sûre, mais il était bien amoché, en tout cas il avait l'arcade en sang... Je devrais le détesté, lui & sa chance folle, mais je n'y arrive pas, ce mec dégage quelque chose d'étrange, il n'a pas l'air heureux, un peu comme elle... Bon j'esseyerais quand même de le détester comme mon ombre !
Je m'asseois avec mon habituel je m'en foutisme, & surtout rien à faire. Ce n'est pas réellemnt vrai, en fait j'ai un millier de choses à faire, un milliers de préocuppation, mais il y'en a tellement que je ne sais même plus par où commencer, alors j'attends, j'attends que sa me tombe dessus... Un nouveau bassiste, il faudrait en trouver un vite, je pourrais commencer par ça, mais il y a aussi le départ de Danny, je n'ai pas envie d'aller le voir, d'organiser tout son bordel de fête & surtout de voir sa copine encore plus maigre qu'un bout de bois, mais je vais quand même devoir y aller... Ou peut-être ranger ma salle de bain.
Encore une chose que je ne connais pas le sens des priorités...

__ La nuit est tombé, tout le monde accorde son instrument avant de monter sur scène, pour le "concert d'adieu" comme ils aiment tant le dire, pour le dernier concert avec le groupe en entier. Adieu. Je ne comprendrais décidement jamais ce mot.
La foule nous acclame dans cette salle à ciel ouvert. Mon Dieu que les étoiles sont belles ce soir... La musique s'élève à travers les amplis gigantesque qui dominent la foule, les vibrations intenses du sons me traversent le corps comme une multitude d'aiguilles, ce soir plus que jamais je ressens la musique, j'ai l'impression d'être drogué !
Les chansons s'enchaînent entre deux racontage de vie. C'est ça le secret, le racontage de vie, le publique adore, ils accrochent. Je ne vois toujours pas Joannie, avec tout ce monde c'est vrai que sa m'aurait étonné de la voir !
Et sa recommence, ma chanson préféré, celle-ci c'était Danny qui m'avait aidé à l'écrire...
Je fixe plus intensément le publique sans grand changement, je commençais à désespérer de la revoir, mais non, elle était là, elle progressait difficilement dans la foule, mais elle était quand même arriver jusqu'à la scène ! Je la regardait comme je n'avais jamais regarder aucunes filles & je souriais je crois. Elle a du sentir le poid de mon regard sur elle, car elle a commencé à reculé. Elle reculait de plus en plus évitant soigneusement mon regard.
Je ne pourrais jamais expliquer ce qui m'a prit, mais une impulsion soudaine me poussa à jetter ma gratte sur le sol qui retomba dans bruit sourd & descendre de la scène. Je venais de planter mon groupe en plein milieu d'un concert pour une inconnue, non, pour Joannie. J'essayait tant bien que mal de la rattrapper mais elle courait sacrément vite et les filles s'aggrippaient à moi, hurlaient dans mes oreilles des je t'aime sans aucuns sens. J'ai trop de principe & ne jamais frapper une fille en fait partit... heureusement pour elles.
Je ne distinguait plus grand choses, encore moins Joannie, tout se broullait autour de moi, c'était comme dans un ralentis dans les séries américaines, sauf que là c'était pour de vrai & que j'étouffais dans toute cette foule. La musique n'avait toujours pas repris et je remarqua que Danny avait aussi quitté la scène à ma poursuite, mais je suis le plus rapide, elle encore plus apparement. Enfin de l'air... Je tourne dans tous les sens, je ne sais plus où donner de la tête, c'est tellement grand le vide ! Putain plus jamais de concert en plein milieu de nul part, enfin si le groupe veut toujours de moi...
Sa m'agace, j'me sens oppressé, sa cogne en moi, sa m'fait mal, sa m'en jette part terre, des larmes jaillissent, j'en ai marre...
J'me sens seul, c'est comme un bout de néant qui m'tombe sur la tête. Quelqu'un me prend dans ses bras, c'est Danny, c'est son odeur.
Je m'aggrippe à lui, à son T-shirt et j'essaye de mémoriser la moindre partie de lui, de scellé son odeur réconfortante pour toujours en moi. & je pleurs, je pleurs dans ses bras, je cris même, je n'en peu plus, je suis à bout, à bout de tout... J'ai besoin de quelqu'un, d'aimer de nouveau pour ne pas replongé, pour ne pas craquer... pas encore...

__ Wahou. Qu'est ce que sa tourne ce soir. Dans tous les sens du terme ! Sa tourne dans ma tête & les joints aussi, ils passent par toutes les bouches pour finir dans la mienne, qu'est ce que c'est bon ! J'entre dans un délire sans fin, entre deux shoot à la Coke une bière entre deux injections d'héro pour me donner un peu de courage une clope... J'en ai les oreilles qui vont exploser, j'ai l'impression d'avoir les tympas compltèment explosées, c'est comme à la mer quand t'as plongé trop en profondeur, t'as les tympas compressés prêt à exploser, là c'est pareil ! J'essaye de me lever, de marcher, je titube légèrement, la tête me tourne, elle me semble plus lourde que d'habitude, tout est vague, flou, c'est un mélange de couleur qui tourne, qui tourne, sa ne s'arrête pas. Je ne sais même plus où je suis, des murs, des gens, de la musique, une salle de bain... Je me hisse au lavabo, essayant de retrouver une certaine stabilité, et là... je gerbe le peu d'alcool qui fermantait dans mon estomac, j'ai l'impression que je ne vais jamais m'arrêter et il me semble bien , avant de m'écrouler, avoir aperçut dans le miroir que je saignait par tous les pores de ma peaux. C'est là que c'est devenue horrible, j'avais l'impression qu'il flottait véritablement du sang, comme si le plafond me dégoulinait dessus, et puis les dalles de carrelages sur le mur on commencé à se décoller dans des hurlements de douleurs insupportable, je m'attendais à voir un morceau de plâtre blanc apparaître sous les dalles dégringolantes, mais au lieu de ça on aurait dit de la chair. Les dalles suintaient du sang & continuaient à se décoller laissant apparaître de nouveau morceaux de chair et des veines encore palpitantes. J'avais peur, peur de ne pas savoir où j'étais & peur de finir noyer au milieu de tout ce sang. Je ne pouvais plus me relever, mes jambes étaient lourdes, comme des éponges, comme si elles absordaient le sang par terre... Je rampais par terre, du moins j'essayais le sol poisseu et glissant compliquait la manoeuvre. Et puis elle fit son apparition, d'abord comme un ange, mais c'est un nuage de fumée qu'elle me souffla à la figure, je toussais, toussais, j'allais m'en arracher les poummons, et je suis entré dans une de ses crises qui ne semble jamais finir, on me traînait, et une douche sanglante s'abattit sur moi comme un déluge glassé avant d'heurter douloureusement le sol...

paroles : BB Brunes - Perdus Cette Nuit

Non, y'a plus de lien musqiue !
Mais qu'est ce qu'on s'en fou, vous les premiers !
Bon, sinon ?

# Posté le mardi 22 avril 2008 18:43

Modifié le mardi 22 avril 2008 19:12

Chapitre 3

Chapitre 3
[POV. Jude]

__ Mes idées s'embrouillent à chaque pas. Et puis sa tourne, sa tourne et le bonheur me frappe en pleine face, Dieu que c'est bon d'être heureux ! Tout est si beau, si doux, si parfait. L'herbe n'a jamais été si bleu et si duveteuse, & je danse, je danse avec cette femme acéphale aux couleurs attrayante, on danse à s'en casser les deux jambes, on tournoi au milieu des fleurs odeurs de sang, on ne s'arrête plus... Elle n'est plus que cendres & poussières fantomatiques, cette si belle chimère. Me revoilà de nouveau seul, aussi seul qu'un bonbon, et l'amour tagué sous mes pieds me hape vers la lumière. Je me déchire en lambeau, la lumière m'écorche balayant pour de bon les derniers nuages en barbe à papa de ce monde inespéré. J'ai le sentiment d'être dans un truc pour essorer la laitue, j'me sens tout plat, j'me sens tout mort. Ici aussi c'est très fleurie, s'en est presque écoeurant d'être aussi seul au milieu de tout ce joyeux bordel. Ce n'est pas aussi vide en fait, il y'a quelqu'un d'autre, quelqu'un que j'ai déjà rencontré... J'en suis persuadé !
Les murs blanchâtres presque malades reflètent sur lui quelque chose d'irréel. Son visage endormit me rappelle Joannie, tout en lui me fait penser à elle jusqu'en dans son arcade défoncée... Je ne dois pas bien me rendre compte d'où je suis, ni de ce qui se passe réellement, c'est si triste ici, les murs suintent le malheur, sa m'en fait oublier qui je suis. Et la porte s'ouvre. Stupéfaction. Non, inattendu. Sa l'a surprise je crois, moi aussi... elle sourit comme au premier jour, on pourrait presque penser que sa lui fait plaisir de me voir.
Elle vient pour le voir c'est certain. Elle s'avance doucement hésitant à repartir et s'asseoit finalement près du garçon. Elle passe sa main dans ses cheveux, pose son front contre le siens, lui murmure des mots réconfortant.

Joannie : *murmure* J'te l'promet Axel sa n'arrivera plus... plus jamais tu m'entends ? On s'en ira tous les deux avec nos guitares & nos clopes, je n'sais pas où mais on sera heureux... pour de vrai cette fois. J'te l'promet, p'tit frère.
Axel : T'en fais pas sa va bien...

"P'tit frère" ? Alors c'est ça, c'est son frère ? Juste son frère.
Et ils sont restés là des heures à parler de plus tard, des endroits où ils partiraient...

Joannie : Désolé Axel, je dois m'en aller & mon service commence dans 15 minutes. Je t'aime Axel.
Axel : je t'aime aussi tu sais.

__ Et elle est repartie comme ça, sans un regard en arrière, juste en prenant soin de bien refermer la porte. Il n'y a plus rien a faire, juste a attendre, observer... Il a des yeux magnifiques aussi beaux que ceux de sa s½ur, le même visage & des cheveux noirs en bataille. Son maquillage a coulé, mais il est toujours aussi beau ! Et ses mains, elles sont fines, très fines, un musicien sûrement, avec un peu de chance un bassiste.

Moi : tu fais de la basse ?
Axel : Ouais.
Moi : Ca fait longtemps ?
Axel : Ouais très longtemps. J'compte plus *sourire*
Moi : t'as déjà un groupe ?

__ Il lève les yeux vers moi, on aurait pu lire de l'espoir dedans, ou quelque chose d'incertain.

Axel : Non. Je... Je joue pour moi, moi & ma s½ur c'est tout. On est comme un groupe a nous deux.
Moi : j'te paraîtrais chiant si j'te disais que mon groupe cherche un nouveau bassiste ?

Ses yeux s'agrandirent comme des billes, il cherchait ses mots...

... : N° 283, dehors ! Vous pouvez sortir !

Le son transperça mes oreilles, traversant ma tête a tout allure sans vraiment y comprendre quoi que ce soit.

...: Oui vous.

La vielle harpie me lança un regard mauvais, elle m'en aurait crevé les yeux

Moi : sympa le relationnel, vous faites quoi dans la vie ? Videur ? *enfile mes chaussures*

Oui, elle m'aurait même arraché la langue... Axel se retient de rire, mais au moins il avait sourit.

Moi : j'te laisse mon numéro si jamais ça t'intéresse
Axel : je savais pas que The Very White Heroïne se séparaient.
Moi : au moins tu sais qui on est.
Axel : difficile de ne pas s'en apercevoir avec toutes les filles qui sont venu !

Je souris et cherche un crayon. Un marqueur abandonné. Pas de papier. Je cherche une solution. Et finalement le mur suffira. J'écris en gros. La vielle gueule et Axel rigole. L'extase quoi. Je dégage avant qu'elle n'appelle la sécu. Autant pour moi...


[POV Joannie]

__Je ferme la porte et commence à arpenter les couloirs vers la sortie. C'est vraiment impressionnant de voir à quel point je fuis un endroit pour plus vite en fuir un autre. Je pousse la porte de service et enfile mon immonde tablier de serveuse. Des fois je me demande comment j'ai fais pour tomber aussi bas. Je prends mon service et heureusement pour moi, il n'est pas encore là. La musique résonne dans mes tympans et la fumée de clopes remplie mes poumons. Je hais cet endroit. Le monde afflue et mon travail commence... Alors que je me dirige vers une personne pour prendre sa commande, je reconnais Jude. Je lui lâche un « tu prends quoi ? » qui, visiblement le sort de ses pensées. Il relève la tête vers moi et me sourit.

Jude: Un whisky s'il te plait.

Je m'en vais donc chercher la bouteille et un verre. Je sens une main se poser sur mes fesses. Pas besoin de se retourner pour savoir que c'est le patron. Je me retourne avec un regard de dégoût et retourne auprès de Jude, qui, tout naturellement a suivit la scène... Je lui sers son verre et je vois bien que quelque chose le gêne...

Moi : je crois que je suis le genre de fille qui attire les emmerdes a fond...
Jude: pourquoi tu démissionnes pas ?
Moi : J'ai besoin de ce job.
Jude: Pour partir...

Je m'apprêtais à lui répondre quand des voix s'élevèrent.

... : Hey ma salope j'veux ma commande moi !
Moi : premièrement, connard, je suis pas une salope, ensuite je suis pas la seule serveuse ici et après tu patiente comme tout le monde compris ?!
... : Tu vas voir toi !

Il se lève brusquement, et commence à lever le bras pour me frapper mais une main l'en empêche. Et au final c'est Jude, qui le retenait, qui se prend le coup de point. Tout le monde commence a se frapper et j'arrive a tirer Jude à l'arrière boutique, c'est qu'il est bien amoché le beau Jude.

Jude: A putain il frappe fort ce connard !
Moi : Tu vas être très beau avec ton cocard.

J'lui met de la glace sur son oeil gauche. Il se laisse faire en souriant.

Moi : Merci Jude.
Jude: C'est normal j'allais pas le laisser te frapper. J'préfère avoir mal que de te voir souffrir.

Quelque chose c'est étalis entre nous. Comme un lien qui nous a considérablement rapprocher...
Jude se penche vers moi, passe une main dans mes cheveux et attrappe ma main avec l'autre. Il se baisse légèrement et... et m'embrasse. Mes lèvres effleurent les siennes, elles sont douces et fines. Je lui rend son baiser.

Jude: Je serais toujours là pour te protéger Joannie. Personne ne te fera plus jamais de mal...

Si il savait. Si seulement. Je le prends dans mes bras et pose mon oreille contre son coeur. Il bat fort et vite.

Moi : Ton coeur bat vite, Jude.
Jude: désolé.
Moi : Au moins tu en as un.
Jude: Les rockstars aussi ont un coeur.
Moi : Pas toute.

Qu'est ce qu'il est beau Jude.

[POV. Jude]

__ Jamais je n'avais ressenti ça pour aucune fille. Aucune. Joannie est la première. Elle est différente & j'ai changé. Notre rencontre à crée un nouveau Jude. Avant elle je me cherchais et je me suis trouvé.

... : BORDEL ! QU'EST CE QUI SE PASSE ! QU'EST CE QUE T'AS ENCORE FOUTU JOANNIE !
Joannie : Mais rien, j'vous jure ils ont commencé à se bastonner tout seul !
Patron : Heureusement pour toi qu'on a un accord.

Elle ne répond rien. Il s'en va. Un accord ?
Je n'sais pas trop si j'aurai du intervenir ou pas. Ca ne me regarde pas c'est vrai...

Joannie : T'es très bizarre comme mec.
Moi : oO" ?
Joannie : N'importe qui s'en serait mêlé & m'aurait fait virée... mais pas toi.
Moi : Je serai intervenu si tu m'l'avais demandé...
Joannie : Merci.
Moi : Tu vas t'en sortir ?
Joannie : T'inquiète pas pour moi.

Je me penche vers elle, hésite un moment et l'embrasse finalement sur la joue, de peur d'avoir rêvé & que se baiser n'ai jamais existé... Je lâche sa main douce et part sans me retourner...
Les rues étaient vides dehors, rien de très anormal avec le temps qui fait dehors. Il fallait que je la revoit à tout prix !
vrr vrr vrr vrr
Moi : Oui ?

téléphone : Hum Jude... C'est Axel.
Moi : Dis moi oui ! Dis moi oui !
Axel : Euh... Oui.
Moi : C'est formidable !! Dis tu pourrais venir ce soir, on organise une fête.
Axel : Ok pas de problème.

__ Savez-vous ce que c'est que d'être normal ? De juste se fondre dans le masse et de n'être ni bourré, ni shooté. Vous sentez comme c'est agréable ? Comme votre corps vous fait violence pour recommencer ? Vous sentez comme c'est douloureux ? Mais qu'est ce que ce peut-être agréable. C'est le bonheur qui m'en empêche ? Qui me rend heureux comme une mouche. Je n'aurais bu qu'une bière & pourtant j'irai me coucher sans remord... Je n'ai peut-être plus besoin de me détruire pour m'amuser. ou peut-être que si... le bonheur c'est ennuyeux, c'est monotone, c'est toujours pareil. Et puis qu'est ce que ce peut être drôle de détruire... De s'auto-détruire !
& la musique résonne fort dans mes oreilles, me transporte, les gens dansent, fument, boivent, on dirait un rêve...
Axel m'apparaît. Un peu bourré ou un peu défoncé. Peut-être les deux. & disparaît de nouveau.
" Heaven's waiting for you
Just close your eyes
And say goodbye..."
Cette chanson si magnifique s'envole dans la nuit pour rendre quelqu'un d'autre heureux ou triste. De la vapeur blanche s'échappe de ma bouche comme une poussière d'étoile, mes doigts transit par le froid dérappent sur les cordes. Ca fait un peu mal. A côté de moi la porte s'ouvre et se referme. Les gens vont et viennent dans l'aléa continu de la vie. Joannie en ressort ! Je ne l'aurais même pas vu entrer. Elle a l'air perdu, un peu désorientée, je l'observe dans son malaise...

Moi : Tu cherches Axel ?

Elle hoche la tête, je la prend par la main & l'entraîne à l'intérieur. On cherche Axel pendant un moment avant de le retrouver... pour son plus grand melheur complètement HS en train de fumer son bédo. Elle ouvre des yeux ronds comme des billes...

Joannie : MAIS AXEL T'ES VRAIMENT QU'UN CON ! ABRUTI !

Elle le prend par le bras & le jette dans la douche avant de lui ouvrir tout le robinet d'eau froide sur la gueule.

Axel : MAIS JOANNIE ! T'ES TROP CONNE ! J'ETAIS BIEN LA !
Joannie : Euh non pas trop. On doit pas avoir le même sens du mot "être bien".

[POV Joannie]

__ Je me diriqe vers l'adresse marqué à l'arrache sur un bout de papier que j'ai trouvé sur le bureau d'Axel. J'entends un vague son de basse, je ne dois pas être loin. Je tourne au coin de la rue. Une maison se détache des autres. La musique est de plus en plus forte à mesure que je me rapproche. Des gens partout, il y a des gens partout, ça me rappelle les fêtes où j'allais il n'y a pas si longtemps, et où l'alcool et la drogue coulait à flot. Je me demande ce qu'Axel peut bien foutre dans une fête pareille.

... : Tu cherches Axel ?

Je hoche la tête, il me prend par la main et m'entraîne à l'intérieur. Mes poummons se remplissent d'une bonne odeur d'un mélange de clope et de bédo. Sans vraiment m'en redre compte je ressère la main de Jude. Je sens mon coeur s'accelerer. Si je reste ici c'est sûr, je vais craquer. on cherche un moment croisant des gens plus ou moins défoncé. Putain ce que j'en crève d'envie.
On finit par le trouver un bédo en main complètement HS. Ignorant. J'ouvre les yeux gros comme des billes. Jamais ! Ô grand jamais, je n'aurais imaginé que mon frère se drogue !

Moi : MAIS AXEL T'ES VRAIMENT QU'UN CON ! ABRUTI !

Je le prend par le bras & le fous sous la douche et ouvre l'eau froide.

Axel : JOANNIE ! T'ES TROP CONNE ! J'ETAIS BIEN LA !
Moi : euh non pas trop. On doit pas avoir le même ssens du mot "être bien".

La colère tourbillonne en moi. Une envie intarrissable de la frapper c'était installée. Il allait devenir comme moi...
Jude me prit de nouveau par le bras et m'entraîna dans le salon anfumé. On s'asseoit d'abord en silence sans rien dire, pour me calmer...

Jude: Tu... tu veux une bière ?
Moi : Ouais.

Il me laisse seule avec moi-même en prois à cette terrible sensation... Ne pas recommencerc'est tut ce que je demande.

Moi : *murmure* Ne pas recommencer...
Jude: tout va bien ? *perplexe*
Moi : Je... oui tout va bien. *prend la bouteille* Merci.

Il a fait vite. il se rasseoit & me fixe bizarrement.

Jude: Dis-moi Joannie. Est ce que tu te drogues ?

Je m'en étouffe presque avec ma propre salive. Paralysée. Comment ? Comment a t'il su ? Lui. Même mon propre frère que j'ai vu tous les jours n'a jamais rien remarqué... & lui en quelques minutes...

Moi : non. Bien sûr que non.
Jude: Tu sais tu peux me parler... Enfin si y a quelque chose que je peux faire.
Moi : non, je t'assure que tout va bien.

Il me sourit de ce sourir triste à vous en fendre le coeur en deux, mais qui le rend si beau. Il a du mal a y croire, mais ne dit rien. Il comprend... tant mieux.
J'avale d'un coup sec la moitié de ma bière pour me changer les idées, mais celle-ci est différente des autres bières...
Je commence à voir le son sortir de la radio & ce halo si radieux qui fairait presque passer Jude pour un ange...
Je connaît cette sensation. Il ne manquait plus que ça !



Voilà, on est longue, on sait.
25 commentaires pour la suite.
Bisous <3.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 13:34

Modifié le dimanche 01 juin 2008 07:50

Chapitre 4

Chapitre 4
[POV. Jude]

__ Son regard accusateur tombe sur moi. Mais il est trop tard, elle sombre déjà...
Tout le monde rigole. Tout tourne. La panique m'envahit, je ne sais pas quoi faire. Je me sens coupable de ce qui arrive. J'aurais du l'ouvrir moi-même !

x : Elle en a de la chance ta copine !
Moi : Qu'est ce que t'as mis dedans, connard ?!
x : Mais rien ! C'est rien, c'est juste du LSD, mec !
moi : Quoi ?! Tu... Tu t'fous d'moi ? Juste Du LSD ?!

La colère s'empare de moi, comme un poison qui m'enchaîne. Je le frappe. Il rend coup pour coup. J'y met toute ma colère, tout ce que j'ai, comment à t-il osé lui faire ça ? A elle, a ma Joannie ?
Je la regarde encore une fois et frappe de toute mes forces. Du sang. Sur moi. Sur les murs. Sur lui. Il ne se relèvera plus avant un moment...



__
Moi : Quand tu étais ici autrefois
je ne pouvais pas te regarder dans les yeux
Tu as l'air d'un ange
Ta beauté me fait pleurer...

Allongé dans mon lit. Elle rit. Moi aussi. On rit tous les deux, sans vraiment savoir pourquoi. Délectable instant.

Joannie : C'est vraiment de toi ça ? *rit*
Moi : Non. *sourit*
Joannie : Chante la moi s'il te plaît...
Moi : When you were here before
Couldn't look you in the eye
You're just like an angel
Your skin makes me cry
You float like a feather
In a beautiful world
And I wish I was special
You're so funckin' special
Joannie : Radiohead - Creep de l'album Pablo Honey sortie en 1990.
Moi : Exact.
Joannie : Tu la chantes si bien...

Je me lève. Abandonnant Joannie dans le froid hivernal de ma chambre. Cherche dans la pénombre le fameux album. Le vinyl entre mes mains.
Et on chante.

But I'm a creep, I'm a weirdo.
What the hell am I doing here ?
I don't belong here...

Moi : Joannie... tu sais à quel point la neige te ressemble ?
Joannie : Il neige ?
Moi : Tu es comme elle. * murmure* Aussi froide & attirante. Si pur...

Le front contre la vitre gelée par l'hiver je regarde ces petits bouts de Joannie tomber du ciel. Je n'en suis pas sûr mais je crois que Joannie est réellement là, derrière moi. Son souffle dans mon dos, ces mains glacées sur ma poitrine.

Joannie : Laisse moi t'aimer Jude.
Moi : Ne m'aime pas. Aime n'importe qui, mais pas moi.
Joannie : Pourquoi ?
Moi : Tu mérites mieux. Je ne sais pas aimer.
Joannie : Je t'apprendrais, alors.
Moi : L'école n'a jamais su me faire apprendre quoi que soit.
Joannie : J'ai assez d'amour pour deux.
Moi : Je ne veux pas te voir souffrir à cause d'un amour à sens unique.
Joannie : Je ne peu pas te forcer à m'aimer... *part*
Moi : Attends tu veux que je te raccompagne ?
Joannie : Fais moi une promesse Jude.
Moi : J'ai tendance à ne pas en connaître le sens.
Joannie : Juste pour moi.
Moi : *murmure* Juste pour toi.
Joannie : Ne viens Jamais chez moi.
Moi : Pourquoi ?
Joannie : A bientôt, Jude.

Et elle s'en est allée comme ça, ne laissant derrière elle que le vide intersidéral & glacial de la pièce. Joannie était partit, encore une fois... Quand partirons nous enfin à deux ?

[POV Joannie]

__Désemparée, je crois que c'est le mot qui convient. Jude. Le beau Jude. Jude le magnifique. Je n'ai plus que son nom en tête. Alors c'est ça l'amour ? Ne penser qu'à une personne chaque minute que la vie nous prend ? C'est tellement pathétique, mais tellement bon. L'amour ça vous frappe en pleine gueule, ça vous bouffe de l'intérieur, ça vous détruit, jusqu'au jour où on trouve que vous avez assez aimé & qu'on vous retire tout. L'amour c'est pour les cons. Mais putain ce que c'est bon d'aimer. De nos jours y a plus la place pour l'amour. On aime le temps d'une nuit. On prend du bon temps & puis c'est fini. C'est éphémère.

__ Il neige dehors, comme autrefois, quand la terre tournait encore, quand on était encore vivant.
J'traîne des pieds. Des pieds dans la neige voyez-vous ça ! Ca fait des sillons, j'creuse des sillons, j'en creuserais presque ma tombe. Ou peut être que je cherche le chemin de ma vie.
La lumière des réverbères se réfléchissent dans la neige. C'est marrant.
Bien sur qu'il est tard. & bien sûr qu'il n'y a plus trace d'un seul bus, à croire que la perspective de rentrer chez moi ne me réjouis pas.
Le chemin est long & même avec la veste de Jude sur le dos j'ai froid.
J'entre en silence. Monte. & m'enferme. J'analyse en silence la veste. Elle n'est pas particulièrement belle, presque moche. Tout lui va si bien de toute façon... Le bord des manches sont pleins de trous. Elle sent la clope, elle sent Jude.
J'fourre mes mains dans les poches et en ressort tout un joyeux bordel à croire qu'il n'a que ça à foutre... Y'a plein de trucs, des vieux tickets de bus périmés, un bracelet, des clés, quelques clopes, un briquet, des mediators et mêmes... Mh sympa un préservatif ! Bon après tout c'est du célèbre Jude dont on parle.
Je l'enlève et la jette négligement dans un coin avant de m'affaler épuisée sur mon lit. Je ferme les yeux et écoute paisiblement le grincement régulier des ressorts de mon lit... J'aurais pu passer la nuit comme ça, mais un "gratte gratte" régulier venant de l'extérieur me sorti de mes rêveries. Je passe la tête par la fenêtre, mais la nuit est si dense qu'il est pratiquement impossible de distinguer quoi que se soit. Je descends alors silencieusement les escaliers, évitant de réveiller mon père, et ouvre la porte. Ce que j'y découvris me mit hors de moi, je crois vraiment qu'il se fout de moi !

Moi : Bordel Jude !!
Jude: T'avais oubliée...
Moi : *le coupe* Tu m'avais promis !
Jude: Jo' ! att...
Moi : Et puis merde arrête de m'appeler comme ça !!
Jude: C'était ton portable...

Il le pose délicatement sur le palier devant moi, comme si j'allais le mordre. J'aurais pu. Et s'éloigne penaud dans la neige. Un élan de remord me traverse l'espace d'une seconde, mais la colère reprit le dessus.

Moi : Avoue-le.
Jude: *s'arrête* Quoi ?
Moi : Que t'es incapable de respecter les limites.
Jude: Tu le sais très bien.
Moi : Alors pourquoi t'es venu ?
Jude: Pourquoi tu m'as demandée de ne jamais venir ?
Moi : Arrête de répondre à mes questions par des questions !!
Jude: Ton portable.
Moi : Fou-toi de ma gueule.
Jude: *monte le ton* Bon ok ! Si tu veux tout savoir, ouais, j'suis incapable de respecter quoi que soit ! Et le fait que tu m'ais interdit de te suivre c'était comme si tu m'avais invité à le faire ! Satisfaite ?!

Il me regarde un instant, comme déçut, croise ses bras derrière sa tête dans un mouvement d'exaspération, et s'en va de nouveau... disparaissant. Je ne sais pas si j'aurais du lui courir après et le couvrir d'excuse, si j'aurais du l'insulter, mais la seul chose qui me vint à l'esprit c'est pleurer. Ce n'est pas mon genre de me ramasser devant un inconnu. Non, ce, n'est vraiment pas mon genre...
Je traverse le séjour, traîne des pieds, trébuche dans les escaliers. Voilà, j'ai réveillé l'autre con ! Je m'enferme vite-fais dans ma chambre. Me plonge dans mes draps et pleur. Je l'entend cogner à ma porte. Hurler. Ca n'arrange rien, je pleure de plus belle sans pouvoir m'arrêter. Mon frère s'en mêle. Un coup est parti. un corps qui retombe lourdement au sol. Je crois que sans avoir bougé, ne serait-ce que le petit doigt, je viens de tuer mon frère... C'est le trou noir.

[POV. Jude]

__ Je replonge dans les ténèbres de la nuit, en prenant grand soin de bien marcher dans les sillons parfaits qu'a tracé Joannie lors de son retour. Comme un gamin.
La routes est longue et de retour chez moi mes chaussures viennent s'écraser contre le mur, dégueuelassant tout au passage.
Je ne prend même pas la pein la peine de me démaquiller, il est 4H, crevé je m'endors sur cette fin de nuit qui se sera soldé lourdement d'une quinzaine de coup de cuter... Quinze. Ca fait beaucoup pour une seule fille. c'est peut-être pas n'impore qui après tout.

... : Vous êtes bien sur la messagerie Orange de Jude laissez un message après le bip sonor *bip*.
... : Ouais Jude, c'est Brody. C'était pour te dire qu'on f'sait une répet' cet après-midi et on se disait p'têtre que si t'étais pas raide mort ou "très occupé" *rire* tu pourrais venir avec ton nouveau bassiste. Salut
moi : Bordel, il est quel heure ? Rah putain déjà !!

Je me lève péniblement. J'dois avoir la geule d'un lendemain de fête. Terrible. J'ouvre les rideaux pour la première fois depuis des mois. Il fait beau. C'est bien. J'appelle Axel. Il arrive. Ok. Douche. Déjeuner. La journée est parfaite. Je prend la route vers l'entrepôt ou nous avons prit l'habitude de répéter depuis toujours. Bon c'es qu'un entrepôt rien de formidable. Tout le monde est arrivé, Axel à l'air de bien s'entendre avec les autres.

Moi : Salut les mecs ! Putain ce qu'il fait froid ici !
Brody : Ca viendra, tu verras, un jour on aura du chauffag dans ce putain d'entrepôt !
Moi : J'espère surtout qu'on aura une nouvelle salle de répet' !

__ C'est toujours magique quand on répète ensemble. Je crois crois que ça m'aurait manqué d'avoir quitté le groupe. On répète. On répète. On répète. Encore et encore. Pour rien en plus...

Axel : Tu vas voir Joannie ?
Moi : J'crois qu'elle a été asser clair sur ce point.
Axel : Tu devrais quand même y aller.
Moi : Elle va me tuer !
Axel : Ca ne pourra jamais être pire que ce que tu te fais déjà à toi-même.
Moi : Et toi Cendrillon, il t'es arrivé quoi à l'oeil ?
Axel : Une porte.
Moi : Tu t'en prends souvent des portes en ce moment.
Axel : ...
Moi : Qu'est ce que vous cachez ?
Axel : Euh... un dinausore.
Moi : -_-" Tu sais Axel tu peux me faire confiance. Enfin je sais pas si tu peux me faire confiance, mais en tout cas tu peux me parler.
Axel : T'engage vachement à la conversation toi ! Tu finiras bien par le savoir, mais pas aujourd'hui... Jo' travaille.
Moi : Mh...

__ Il repart & je me retrouve encore seul comme un con. Je n'sais pas si aller voir Joannie maintenant est une bonne idée... On peut toujours essayer, non ? Je resserre ma veste sur moi et m'enfonce dans la neige. Non, décidemment ce n'est pas n'importe qui.
J'apréhende ? Non. Enfin, si un peu. C'est de Joannie dont on parle après tout.
J'entre. Le café est plein. Plein de sale type. J'leur casserais tous la geule a ces ivrognes si je le pouvais.

Moi : Salut.
Joannie : Tu vas continuer à me suivre encore longtemps ?
Moi : Jo... annie...
Joannie : Dégage.
Moi : Qu'est ce que tu caches ?
Joannie : Attend Jude, hier... hier tu me jettes & tu viens me harceler de questions maintenant ?! Tu... tu crois que j'vais raconter ma vie au premier venu ?
Moi : Je ne t'ai pas jettée, je t'ai dis la vérité... c'est tout. & je n'suis pas le premier venu, tu le sais très bien !
Joannie : T'as pas un ego surdimensionné, toi. C'est déjà ça.
Moi : C'était ironique ?
Joannie : Question stupide.
Moi : Qu'est ce que je dois faire ?
Joannie : Ju...

Ca ne va plus ici. Il faut que je la sorte de là, que je l'emmène loin de ce type.

Moi : *tout bas* Viens avec moi, Joannie. Je t'en pris.
x : Alors poupée, ca te dirais de laisser ta tapette et de venir avec moi dans l'arrière boutique ?
Moi : Lâche-la !
x : Aller dégage crevette.
Moi : Lâche-la !
x : Quoi ? Tu me cherches ?
Moi : T'es long à la détente, chéri. *enlève sa veste*
Joannie : C'est bon laisse couler Jude. Et toi Dégage.

__ C'est bon Jo', cette fois tu ne remettras plus jamais les pieds ici. Je vais te sortir de là.
Il me lorgne de haut en bas, cherchant mes points faibles. Pas tellement dur à trouver. il s'arrête sur mon bras. Un sourir mauvais s'étale sur son visage gras. La masse de graisse se jette sur moi, sans m'atteindre. Il est lent... un peu trop lent. j'essaye de le frapper en pleine face, mais ma joie n'aura durée qu'un court instant, il se saisit de mon bras mutilé et me plaque violement contre une table. Merde. Je me débat comme je peu, mais je crois que cette fois je ne m'en sortirais pour aussi bon compte. Je lance quelque coup de pied à l'aveuglette et atteint enfin son tibias. Il s'écroule lourdement sur le sol. J'avoue que là je ne comprend pas.

Joannie : Aller, viens Jude avant que les flics débarquent.
Moi : Merci.

__ On court. Je ne sais trop où, mais on court. J'ai mal. Mal partout. Mal au bras. Mal à l'estomac. Mes jambes se dérobent et je tombe. La chute est sans fin. Quand je touche enfin le sol, je me vide. Je vomis sans pouvoir m'arrêter et quand ça s'arrête enfin c'est mes yeux qui se mettent à chialer. Je n'ai aucune raison de pleurer pourtant. Je suis déçu. Déçu de moi-même, en fin de compte c'est Joannie qui m'a sortie de ce foutoir. Trou noir.


[POV Joannie]

__ C'était bien le moment pour être malade. Mais j'ai été dure avec lui. Jude c'est quelqu'un trop remplit de bonnes intentions, j'aurais du le comprendre dès le départ.
Je passe ma main, distraitement, sur sa joue. Il fronce son si joli nez & ouvre un oeil.

Jude: J'suis pardonné ?
Moi : Presque.
Jude: T'aurais pas une clope ?

J'suis scotchée là. Il me fait vraiment peur parfois. C'est le genre de personne qui pourrait te jurer ne pas fumer une clope à la bouche.

Moi : Mouais tient.
Jude: Merci.
Moi : il t'es arrivé quoi au bras ?
Jude: Certainement la même chose qu'au tient.

Je recule brusquement. Regarde mes manches. Pourtant je fais attention d'habitude. Je tire un grand coup sur mes manches & enfile son horrible veste.

Jude: Tu veux pas en parler ?
Moi : Pourquoi faire ?
Jude: Point faible.
Moi : Quoi ?!
Jude: T'es agressive.
Moi : Ta gueule !
Jude: Moi aussi je t'aime.

J'crois qu'on c'est tous arrêté de respirer y compis Axel qui venait d'entrer. Jude a un moment d'arrêt, il en perd sa clope...

Axel : Euh... J'vous... J'vous dérange pas ?
Moi : Euh... Non... Non. C'est... juste Jude qui vient d'avoir un petit moment d'égarement.
Jude: Euh... Ouais voilà... Bon euh elle est passée où ma clope ?
Axel : Donc euh ça va mieux ?
Jude: Euh ouais ouais ! Mais arrêtez de me regardez comme ça ça devient gênant.

Vrr Vrr.

Jude: Ouais ? Oh. Danny. Ouais, ça va & toi ? T'es bientôt de retour ? Ah Ok. Euh non, appel plutôt Brody, il doit savoir. Mais tu... tu... 'fin on pourra se voir un de ces jours ? Ah. Bon ok. Salut...
Moi : Tu vois.
Jude: *s'essuit les yeux* Non... Non, j'vois rien.
Moi : Tu sais aimer.
Jude: Oui & alors ? J'vais pas détester mon meilleur ami, non plus !
Moi : Point faible !
Jude: C'est bon 1 partout !
Moi : T'énerves pas !

Le silence s'installe. Axel est posté devant nous. Je ne peux m'empêcher de regarder son ½il. C'est de ma faute. Je me repli sur moi-même & met ma tête contre mes genoux. Une larme roule le long de ma joue. Ne pas replonger. Ne pas replonger. Ne pas replonger. Ne pas replonger. Ne pas replonger... Putain mais s'que ça me ferais du bien ! Je relève la tête. J'voulais pas qu'ils me voient dans cet état. & puis merde à la fin, un seul, juste un. Ça ne fait de mal a personne. J'essuie mes larmes & me lève.

Moi : J'ai besoin d'être seule.
Axel : Oui, bien sûr. *sourire triste*

Ca fait bien 5 minutes que je marche dans le froid & je sais parfaitement où mes pieds me mènent. J'arrive presque a mon but. Quand je m'apprete a tourner dans une ruelle quelqu'un me retient.

Moi : Jude ?!
Jude: Ne fais pas cette connerie là...

# Posté le dimanche 22 juin 2008 07:50

Modifié le mercredi 06 août 2008 12:29