[POV. Jude]__ La radio diffuse ses ondes dans toute la pièce et nous voilà sur mon lit... Son parfum enivrant caresse ma peau et ses lèvres roses effleurent les miennes. Ses mains glacées retire mes vêtements et me couchent sur mon lit. Ses longs cheveux noirs me chatouillent légèrement...
"J'me sens si seul
Dans ce brouillard
Comme un danger
C'est fou ce qu'on
Est perdus cette nuit"Putain que sa peau est douce... Elle semble si fragile.
"On s'est loupé de peu je crois
Je ne comprends pas
Pour nous deux c'est terminé
Pour nous deux rien ne va
J'avais tellement envie de toi
Tu ne comprends pas
Je ne comprends pas"Ce n'est pas elle, non, ce n'est pas son sourire, ce n'est pas ces lèvres non plus & son parfum... son parfum si enivrant ce n'est pas le siens.
Que fait elle là ? Que fait on ? Elle ne devrait pas être là... Je devrais la renvoyer, mais elle lui ressemble tellement... C'est une erreur, une erreur parmi tant d'autres, laissons la exister encore un peu... Je ferme et les yeux et m'abandonne à ces mains glacées. Des images s'intercalent dans ma tête & les chansons s'enchaînent... Son visage frappe à l'intérieur de mon crâne.
Ses doigts d'araignées glissent jusqu'à ma ceinture... et le téléphone sonne et résonne, il sonne à n'en plus finir. Tant pis laissons la faire.
__ Le jour se lève. Elle est déjà partit, elle s'est envolé comme la plupart des autres qui sont passées par ici, me laissant là seul comme un imbécile. Oui, un imbécile, c'est tout ce que je suis, un imbécile qui croit que l'amour existe encore. Putain qu'est ce que ça fait mal !
Comme à mon habitude, comme tous ces matins monotones, je m'enfermes dans la salle de bain et cours trouver l'inspiration au parc. Ce n'est pas le plus près d'ici, c'est plus éloignés d'ailleurs, mais c'est là-bas que j'ai grandis avec Danny et ça je ne l'oublierais pour rien au monde.
L'air humide m'inonde tout entier et me glace jusqu'au coeur, une clope me réchaufferait bien, juste une dernière et j'arrête ! & pourtant j'ai beau cherché dans le fond de mes poches à en faire tomber mon pantalon, il ne m'en reste pas une seule... et merde ! Je regarde alentour et m'aperçois que quelqu'un pourrait bien me dépanner, elle les enfile comme si c'était des perles, comme si la clope n'allait jamais la tuer. Sur ses poignets se battaient diverses bracelets et mitaines, me rappelant que mes mains n'étaient pas très présentables, je n'aurais pas du, maintenant j'ai mal & la lame est toujours sur le bord du lavabo. Je tire un peu plus sur les manches de ma veste et m'arrête devant elle, elle ne relève même pas la tête vers moi, elle rêve...
Moi : Est ce que t'aurais une clope pour moi s'il te plait ?
Elle ne répond pas et se contente de me tendre son paquet qu'elle avait du acheter ce matin, le papier plastique à moitié défait, le paquet déjà presque vide... J'en prend une et manque de la faire tomber... un frisson me parcours l'échine... Dieu qu'elle est belle, encore plus belle que dans mon souvenir de la veille... Mon coeur dans ma poitrine bat à m'en briser les côtes, j'aurais voulu l'arracher, l'emballer dans du papier cellophane, l'étouffer, le jeter à terre pour qu'il arrête de battre aussi fort, mais rien à faire ses battements réguliers résonnaient en moi comme des rythmes insupportables. Je crus même un instant me perdre dans ses yeux si vide et si profond & sans aucun doute le faible sourire qu'elle m'adressa me fit fondre comme un ado de 14 ans.
[POV Joannie]J'étais rentrée par la fenêtre comme à notre habitude, je trouvais mon frère allongé sur mon lit, pensif... Je m'approche de lui.
Moi : hey frangin qu'est ce qu'il se passe ?
Axel : C'est Teilo...
Moi : Vous vous êtes engueulé ?
Axel : Il a rompu...
Moi : Oh...
Axel : il a rencontré une fille...
Je sais qu'il a mal, et je sais aussi qu'il a pleuré, son maquillage a coulé. Puis j'ai remarqué quelque chose d'étrange, il a mis mes mitaines. D'habitude il refuse d'en mettre parce qu'il dit que ça fait clodo... Je le regarde, il a l'air perdu, seul, et je peux même lire de l'inquiétude, je suis pareil après, je me suis fait peur la première fois... Je prends un air mauvais :
Moi : enlève tes mitaines !
Axel : quoi ?!
Moi : enlève tes mitaines Axel !
Axel : euuhh ...
Moi : je répèterais pas une troisième fois.
Il les enlève, j'en étais sûre... Quel abruti !
Moi : T'es un abruti !
Axel : Tu dois me prendre pour un monstre...
Moi : Non... Je...
Je soulève mes manches et lui montre à mon tour les entailles et les cicatrices sur mes bras. Il me regarde plein d'incompréhension.
Moi : C'est pour ça que je voulais pas que tu devienne comme moi, je voulais pas que tu m'admire...
Je me blottis dans ses bras et on s'allonge. Je suis si bien dans ses bras... Il passe ses doigts sur mes cicatrices et me murmure un « je t'aime » presque inaudible. Le sommeil ne tarde pas à nous gagner...
Un rayon de soleil vient frapper contre mon visage, j'ouvre un ½il mais le referme aussitôt la lumière est trop imposante, je retente l'action plusieurs fois avant de pouvoir ouvrir les yeux complètement sans trop de mal. Je regarde autour de moi, Axel n'est plus là et j'ai un papier à sa place.
« Coucou la marmotte !
J'espère que tu as bien dormi =)
Parti faire un tour... Rejoins moi au parc.
Bisous, ton frère qui t'aime.
Axel »
Autant m'habiller et y aller directement, il n'y a rien à faire ici dans cette monotonie latente à part rêver, des rêves j'en ai eu plein la tête mais ils sont partis en même temps que maman. Qu'est ce qu'elle me manque. J'aurais tant voulu qu'elle soit là pour lui parler de mes problèmes, des garçons, qu'elle me conseille, aller faire les soldes avec elle... tout ce que fait une mère avec sa fille quoi. Mais elle n'est pas là et elle ne sera plus jamais là. Elle a juste dépassé un feu rouge ! Juste un ! & moi, moi j'a réussi à en passer 3 ! 3 ! Et je suis toujours là ! Peut-être est ce mieux ainsi. Mieux qu'elle ne soit pas là pour ne pas voir à quel point je ne suis pas cette petite fille parfaite qu'elle espérait tant il y a longtemps. Elle le disait si souvent... que j'étais un cadeau du ciel, le plus beau qu'elle n'ai jamais eu... Heureusement qu'elle n'est pas là pour voir ce que je suis devenue !
Je m'assois sur un banc défoncé par des wesh-weshs qui veulent s'affirmer en taguant tout ce qu'ils peuvent. De toute évidence Axel a dû aller quelque part avant. Je m'installe et sors machinalement mon paquet de clopes, acheté sur le chemin. Une clope. J'ai du mal à croire que ma vie a changé en si peu de temps. C'est vrai y a encore 1 an on était heureux, on était unis et encore une famille. Maintenant y a plus rien, plus rien. On est seul. J'crois bien qu'Axel et moi avons mûri plus vite que la plupart des autres. En 1 an, on est passé des ados stupides à des ados triste. Ouais je sais, les ados sont tous triste, mais juste parce que Kevin m'a largué ! Han pauvre choute ! C'est vrai quand tu vas au lycée et que les poufs parlent entres elles, c'est souvent le dernier numéro de Vogue ou sa dernière histoire d'amour. Mais nous si on va dans une de ces conversations on dit quoi ? « Moi ma mère est morte et mon père nous bat mon frère et moi » Les gens vont nous regarder et il diront qu'on ment pour se rendre intéressant. Si seulement. Deux clopes. Si seulement on mentait, tout serait plus simple. Bien plus simple. On serait des ados encore naïfs, on serait comme tout les autres, qui pense que le vol du magasin d'la ville est le seul au monde. Sauf que c'est loin d'être comme ça. Je vois deux pieds arriver en face de moi.
...: Est ce que t'aurais une clope pour moi s'il te plait ?
Machinalement je tends mon paquet, toujours perdue dans mes pensées. Jude la prend et manque de la faire tomber. Je daigne lever les yeux vers lui. Il est vraiment très beau c'est vrai. Et le voir de près autre part que sur scène n'est pas des plus désagréable. Je sens mon c½ur s'emballer, j'aurais aimé qu'à ce moment tout s'arrête. Un long silence s'installe depuis sa phrase et nos regards se perdent l'un dans l'autre. Je baisse la tête et souris faiblement. Je me sens rougir, Me voila à la merci de mon c½ur...
[POV. Jude]__ Elle joue elle aussi. Elle doit jouer beaucoup d'ailleurs... ses mains abîmées s'agrippent fébrilement à son sac, elle garde la tête baissé. Ma présence la dérange sûrement, mes jambes me disaient de courir et de m'en aller loin, de la laisser tranquille, mais mon coeur ne put s'y résoudre. Ouais, j'aurais pu rester là des heures à la contempler, à m'émerveiller...
Moi : Tu... tu joues de... de la guitare ?
Elle : O...Oui.
Ses yeux me suppliaient presque de partir, mais je pris un plaisir sournoi à enchaîner la conversation, juste pour être avec elle, pour écouter sa voix...
Moi : C'était toi au concert ? Comment tu t'appelles ?
Elle ne répondit pas. Elle n'en eut pas le temps. Quelqu'un l'appelait... Joannie, alors elle s'appellait Joannie. Elle se leva et courut à sa rencontre, je ne l'aperçut pas bien, ce davait être son copain, c'est sûre, mais il était bien amoché, en tout cas il avait l'arcade en sang... Je devrais le détesté, lui & sa chance folle, mais je n'y arrive pas, ce mec dégage quelque chose d'étrange, il n'a pas l'air heureux, un peu comme elle... Bon j'esseyerais quand même de le détester comme mon ombre !
Je m'asseois avec mon habituel je m'en foutisme, & surtout rien à faire. Ce n'est pas réellemnt vrai, en fait j'ai un millier de choses à faire, un milliers de préocuppation, mais il y'en a tellement que je ne sais même plus par où commencer, alors j'attends, j'attends que sa me tombe dessus... Un nouveau bassiste, il faudrait en trouver un vite, je pourrais commencer par ça, mais il y a aussi le départ de Danny, je n'ai pas envie d'aller le voir, d'organiser tout son bordel de fête & surtout de voir sa copine encore plus maigre qu'un bout de bois, mais je vais quand même devoir y aller... Ou peut-être ranger ma salle de bain.
Encore une chose que je ne connais pas le sens des priorités...
__ La nuit est tombé, tout le monde accorde son instrument avant de monter sur scène, pour le "concert d'adieu" comme ils aiment tant le dire, pour le dernier concert avec le groupe en entier. Adieu. Je ne comprendrais décidement jamais ce mot.
La foule nous acclame dans cette salle à ciel ouvert. Mon Dieu que les étoiles sont belles ce soir... La musique s'élève à travers les amplis gigantesque qui dominent la foule, les vibrations intenses du sons me traversent le corps comme une multitude d'aiguilles, ce soir plus que jamais je ressens la musique, j'ai l'impression d'être drogué !
Les chansons s'enchaînent entre deux racontage de vie. C'est ça le secret, le racontage de vie, le publique adore, ils accrochent. Je ne vois toujours pas Joannie, avec tout ce monde c'est vrai que sa m'aurait étonné de la voir !
Et sa recommence, ma chanson préféré, celle-ci c'était Danny qui m'avait aidé à l'écrire...
Je fixe plus intensément le publique sans grand changement, je commençais à désespérer de la revoir, mais non, elle était là, elle progressait difficilement dans la foule, mais elle était quand même arriver jusqu'à la scène ! Je la regardait comme je n'avais jamais regarder aucunes filles & je souriais je crois. Elle a du sentir le poid de mon regard sur elle, car elle a commencé à reculé. Elle reculait de plus en plus évitant soigneusement mon regard.
Je ne pourrais jamais expliquer ce qui m'a prit, mais une impulsion soudaine me poussa à jetter ma gratte sur le sol qui retomba dans bruit sourd & descendre de la scène. Je venais de planter mon groupe en plein milieu d'un concert pour une inconnue, non, pour Joannie. J'essayait tant bien que mal de la rattrapper mais elle courait sacrément vite et les filles s'aggrippaient à moi, hurlaient dans mes oreilles des je t'aime sans aucuns sens. J'ai trop de principe & ne jamais frapper une fille en fait partit... heureusement pour elles.
Je ne distinguait plus grand choses, encore moins Joannie, tout se broullait autour de moi, c'était comme dans un ralentis dans les séries américaines, sauf que là c'était pour de vrai & que j'étouffais dans toute cette foule. La musique n'avait toujours pas repris et je remarqua que Danny avait aussi quitté la scène à ma poursuite, mais je suis le plus rapide, elle encore plus apparement. Enfin de l'air... Je tourne dans tous les sens, je ne sais plus où donner de la tête, c'est tellement grand le vide ! Putain plus jamais de concert en plein milieu de nul part, enfin si le groupe veut toujours de moi...
Sa m'agace, j'me sens oppressé, sa cogne en moi, sa m'fait mal, sa m'en jette part terre, des larmes jaillissent, j'en ai marre...
J'me sens seul, c'est comme un bout de néant qui m'tombe sur la tête. Quelqu'un me prend dans ses bras, c'est Danny, c'est son odeur.
Je m'aggrippe à lui, à son T-shirt et j'essaye de mémoriser la moindre partie de lui, de scellé son odeur réconfortante pour toujours en moi. & je pleurs, je pleurs dans ses bras, je cris même, je n'en peu plus, je suis à bout, à bout de tout... J'ai besoin de quelqu'un, d'aimer de nouveau pour ne pas replongé, pour ne pas craquer... pas encore...
__ Wahou. Qu'est ce que sa tourne ce soir. Dans tous les sens du terme ! Sa tourne dans ma tête & les joints aussi, ils passent par toutes les bouches pour finir dans la mienne, qu'est ce que c'est bon ! J'entre dans un délire sans fin, entre deux shoot à la Coke une bière entre deux injections d'héro pour me donner un peu de courage une clope... J'en ai les oreilles qui vont exploser, j'ai l'impression d'avoir les tympas compltèment explosées, c'est comme à la mer quand t'as plongé trop en profondeur, t'as les tympas compressés prêt à exploser, là c'est pareil ! J'essaye de me lever, de marcher, je titube légèrement, la tête me tourne, elle me semble plus lourde que d'habitude, tout est vague, flou, c'est un mélange de couleur qui tourne, qui tourne, sa ne s'arrête pas. Je ne sais même plus où je suis, des murs, des gens, de la musique, une salle de bain... Je me hisse au lavabo, essayant de retrouver une certaine stabilité, et là... je gerbe le peu d'alcool qui fermantait dans mon estomac, j'ai l'impression que je ne vais jamais m'arrêter et il me semble bien , avant de m'écrouler, avoir aperçut dans le miroir que je saignait par tous les pores de ma peaux. C'est là que c'est devenue horrible, j'avais l'impression qu'il flottait véritablement du sang, comme si le plafond me dégoulinait dessus, et puis les dalles de carrelages sur le mur on commencé à se décoller dans des hurlements de douleurs insupportable, je m'attendais à voir un morceau de plâtre blanc apparaître sous les dalles dégringolantes, mais au lieu de ça on aurait dit de la chair. Les dalles suintaient du sang & continuaient à se décoller laissant apparaître de nouveau morceaux de chair et des veines encore palpitantes. J'avais peur, peur de ne pas savoir où j'étais & peur de finir noyer au milieu de tout ce sang. Je ne pouvais plus me relever, mes jambes étaient lourdes, comme des éponges, comme si elles absordaient le sang par terre... Je rampais par terre, du moins j'essayais le sol poisseu et glissant compliquait la manoeuvre. Et puis elle fit son apparition, d'abord comme un ange, mais c'est un nuage de fumée qu'elle me souffla à la figure, je toussais, toussais, j'allais m'en arracher les poummons, et je suis entré dans une de ses crises qui ne semble jamais finir, on me traînait, et une douche sanglante s'abattit sur moi comme un déluge glassé avant d'heurter douloureusement le sol...
paroles : BB Brunes - Perdus Cette Nuit
Non, y'a plus de lien musqiue !
Mais qu'est ce qu'on s'en fou, vous les premiers !
Bon, sinon ?